# POINT MARCHÉ HEBDOMADAIRE ## RÉSUMÉ En début de semaine, les marchés ont abordé le mois de juin avec optimisme, mais des incertitudes géopolitiques ont rapidement tempéré cet élan. En Europe, le CAC 40 a montré une certaine résilience malgré une inflation plus faible que prévu en France. Aux États-Unis, l'engouement pour l'intelligence artificielle a continué de soutenir les indices, bien que les valeurs technologiques aient souffert. En Asie, le Nikkei 225 a bénéficié de la vigueur du secteur électronique, malgré une dépendance accrue à la Chine. Les matières premières ont été influencées par les tensions autour du détroit d'Ormuz, et sur le marché des cryptomonnaies, le Bitcoin et l'Ethereum ont connu une semaine de forte volatilité. ## Europe La semaine a été marquée par une performance contrastée sur les marchés européens. Le CAC 40 a débuté la semaine avec prudence, clôturant à 8 146,59 points mardi, affecté par une inflation plus faible que prévu en France. Les secteurs de la santé et des services publics ont enregistré des gains respectifs de 2,4% et 1,9%, profitant d'une rotation sectorielle vers des valeurs défensives. Cependant, les matériaux et la consommation discrétionnaire ont sous-performé, chacun reculant de 3,0%, reflétant des inquiétudes persistantes sur la demande future. ## ÉTATS-UNIS Les indices américains ont continué de bénéficier de l'enthousiasme autour de l'intelligence artificielle, avec le S&P 500 et le Nasdaq Composite atteignant respectivement 7 580,06 et 26 972,62 points mardi. Toutefois, la technologie a subi une correction notable, enregistrant une baisse de 7,9%, sous l'effet de prises de bénéfices. Parallèlement, les secteurs de la santé et de l'immobilier ont progressé de 3,5% et 3,3%, respectivement, alors que les investisseurs se sont tournés vers des secteurs plus stables face à l'incertitude économique croissante. ## Asie En Asie, le Nikkei 225 a clôturé à 66 329,50 points, soutenu par la vigueur du secteur électronique. Le secteur de la santé a progressé de 2,9%, tandis que les services publics ont gagné 2,0%, montrant une préférence pour les valeurs défensives. Cependant, les valeurs technologiques ont chuté de 9,2%, en raison de la dépendance croissante à la Chine et des tensions géopolitiques qui en découlent. Les marchés asiatiques ont ainsi affiché une performance mitigée, reflétant des préoccupations régionales et globales. ## MATIÈRES PREMIÈRES Le marché des matières premières a été dominé par le pétrole : le Brent est ressorti à **92,05 dollars le baril** en début de semaine, directement soutenu par les tensions autour du détroit d'Ormuz. Ce niveau maintient un risque d'inflation importée et explique la sensibilité des devises liées aux matières premières. Le fil AlphaVice de la semaine reste donc clair : l'énergie a servi de canal de transmission entre géopolitique, anticipations d'inflation et prudence sur les actifs cycliques. ## Cryptomonnaies Le marché des cryptomonnaies a connu une semaine de forte volatilité, avec le Bitcoin chutant de 17,0% et l'Ethereum de 21,4%. Cette correction importante s'inscrit dans un contexte de prises de bénéfices après une période de stabilité relative. Les incertitudes économiques globales et les fluctuations des marchés traditionnels ont contribué à cette baisse, soulignant la sensibilité des actifs numériques aux dynamiques macroéconomiques. ## Conclusion La semaine a illustré la complexité des marchés financiers dans un environnement incertain. En début de semaine, nous signalions un climat optimiste, mais Le contexte géopolitique et les préoccupations économiques ont rapidement modéré cet élan. Les rotations sectorielles vers des valeurs défensives en Europe et aux États-Unis montrent une prudence accrue parmi les investisseurs. En Asie, la dépendance à la Chine continue de susciter des inquiétudes, tandis que les matières premières et les cryptomonnaies restent sensibles aux événements géopolitiques. Dans ce contexte, les investisseurs devront naviguer avec vigilance, en tenant compte des signaux macroéconomiques et des dynamiques sectorielles.